Quand les jours raccourcissent et que la pluie s’installe, beaucoup de personnes rangent leur vélo jusqu’au printemps. Pourtant, rouler en hiver reste possible, y compris pour les trajets du quotidien. Il ne s’agit pas de devenir un·e cycliste infatigable, mais d’adapter son équipement, son itinéraire et son rythme.
S’équiper sans se ruiner
Le confort en hiver repose d’abord sur quelques éléments simples :
- Un vêtement de pluie respirant, assez large pour être porté par-dessus les vêtements du quotidien.
- Des gants : les mains refroidissent vite, surtout lorsqu’il pleut.
- Une couche chaude sous un coupe-vent, plutôt qu’un seul vêtement très épais.
- Des chaussures imperméables ou des surchaussures, pour garder les pieds au sec.
- Un éclairage avant et arrière obligatoire, avec des piles ou une batterie chargée avant chaque départ.




Le casque n’est pas obligatoire pour les adultes, mais il est vivement recommandé. En revanche, les éclairages et les catadioptres sont obligatoires . Un gilet réfléchissant devient obligatoire hors agglomération, la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante, soit quasiment tout le temps !
Être visible, même sous la pluie
En hiver, le risque ne vient pas seulement du froid : il vient aussi du fait que les automobilistes voient moins bien. Rouler avec des vêtements clairs, des éléments réfléchissants et des feux en bon état permet d’être repéré plus tôt.
Quelques réflexes utiles :
- Allumer ses feux dès que la lumière baisse, même en plein jour.
- Vérifier régulièrement que les piles ou batteries sont chargées.
- Nettoyer les catadioptres, souvent couverts de boue ou de poussiére.
- Éviter les angles morts des véhicules, notamment ceux des bus et des poids lourds.
- Ralentir avant les carrefours, les passages piétons et les zones de stationnement.
Adapter son itinéraire
En hiver, le trajet le plus court n’est pas toujours le meilleur. Un itinéraire un peu plus long, mais avec des rues moins fréquentées, un éclairage public correct ou une piste cyclable continue, peut être bien plus rassurant.
Avant de partir, il est utile de vérifier :
- Les zones inondées ou glissantes.
- Les travaux en cours.
- Les feuilles mortes, particulièrement glissantes sur les bandes cyclables.
- Les horaires de bus ou de train, si l’on combine plusieurs modes de déplacement.
Le vélo peut aussi devenir un maillon d’un trajet multimodal : pédaler jusqu’à un arrêt de bus ou une gare, puis poursuivre en transport collectif. Cette solution est particulièrement utile lors des jours de pluie, de gel ou de forte vent.
Entretenir son vélo plus souvent
L’hiver est exigeant pour un vélo : boue, humidité, sel et sable accélèrent l’usure de la chaîne, des freins et des câbles. Quelques gestes simples suffisent à éviter les mauvaises surprises :
- Nettoyer et lubrifier la chaîne régulièrement.
- Vérifier la pression des pneus, souvent plus basse en hiver pour améliorer l’adhérence.
- Contrôler l’usure des patins ou plaquettes de frein.
- Vérifier les feux, les câbles et les garde-boue.
- Essuyer le vélo après une sortie sous la pluie, si possible.
Chez des Jantes et des Gens ces vérifications peuvent être réalisées avec l’aide de bénévoles ou de mécanicien·nes. Apprendre à entretenir son vélo, c’est aussi gagner en autonomie et réduire les coûts.
Rouler à son rythme
Il n’y a pas de « bon niveau » pour rouler en hiver. Certaines personnes pédaleront tous les jours, d’autres seulement lorsque la météo le permet. Les deux choix sont légitimes. L’important est de ne pas se mettre en danger et de conserver le plaisir de se déplacer autrement.
Un vélo électrique, un vélo cargo, un tricycle ou un vélo d’occasion bien entretenu peuvent rendre l’hiver plus accessible. L’essentiel est de choisir un moyen de déplacement adapté à son corps, à son trajet et à ses possibilités.
Et vous, quel est votre meilleur conseil pour rouler à vélo lorsqu’il fait froid ou qu’il pleut ?