🎒DJDG : plus qu’une asso, une Ă©cole de terrain pour l’animation

Interview Portrait - stage DJDG
Interview Portrait de Romane et Siham

Depuis quelque temps, Des Jantes et des Gens ne se contente pas de sensibiliser Ă  la mobilitĂ© douce et de rĂ©parer des vĂ©los. L’association est aussi devenue un terrain de formation privilĂ©giĂ© pour de jeunes stagiaires en animation sociale et socioculturelle. Entre la MFR de PĂ©rigueux, le BUT CarriĂšres Sociales de la fac et le BPJEPS du Greta, DJDG accueille rĂ©guliĂšrement des stagiaires qui viennent apprendre l’animation par la pratique, encadrĂ©s par l’Ă©quipe de permanents. Rencontre avec Romane, qui termine son stage, et Siham, qui vient d’arriver : deux regards croisĂ©s sur ce que DJDG apporte en matiĂšre de formation terrain.

DJDG, un terrain d’apprentissage concret

Chez Des Jantes et des Gens, l’animation ne s’apprend pas dans les livres. Elle se vit sur le terrain, au contact des publics, dans les ateliers d’auto-rĂ©paration, lors des animations dans les Ă©coles ou auprĂšs des personnes en insertion. Pour les stagiaires, c’est l’occasion de mettre en pratique ce qu’ils apprennent en cours, de tester, de se tromper, de rĂ©ajuster.

Romane, 18 ans, Ă©tudiante en BTS DATR (DĂ©veloppement et Animation de projets Territoriaux) Ă  la MFR de PĂ©rigueux, termine son stage. 

« Chez Des Jantes et des Gens, j’ai appris Ă  sensibiliser les gens en leur faisant comprendre Ă  quel point la mobilitĂ© durable est importante aujourd’hui. Mais aussi comprendre pourquoi les personnes n’osent pas faire de vĂ©lo. J’ai appris tellement de choses que je ne pourrai pas tout citer. »

De son cĂŽtĂ©, Siham, 20 ans, en carriĂšre sociale parcours animation sociale et socioculturelle, arrive tout juste. 

« Les valeurs d’inclusion, de bienveillance de l’asso m’ont parlĂ© car je les partage. Ma motivation Ă©tait aussi que je ne connais pas grand chose au vĂ©lo et j’apprĂ©cie rĂ©ellement apprendre de nouvelles choses. »

Apprendre Ă  aller vers les gens

L’un des apprentissages clĂ©s chez DJDG, c’est d’apprendre Ă  aller vers les publics, Ă  crĂ©er du lien, Ă  adapter son discours. Romane en tĂ©moigne : 

« En matiĂšre d’animation sur le terrain, j’ai appris Ă  aller vers les gens, Ă  expliquer les rĂšgles d’un jeu que nous venions de crĂ©er avec l’aide de Julien, Ă  former des personnes qui n’ont pas le choix et qui sont plus ĂągĂ©es que moi. On se sent moins lĂ©gitime, mais on apprend. »

Pour Siham, qui dĂ©bute, la mission est claire : 

« Ma mission principale sera basĂ©e sur l’animation, accueillir les gens, assister Julien lors des animations et peut-ĂȘtre mĂȘme en crĂ©er. » 

Un programme qui mĂȘle observation, assistance et progressivement, autonomie.

Un encadrement par Julien, formateur BPJEPS

Ce qui fait la force de DJDG comme terrain de formation, c’est l’encadrement par Julien, titulaire d’un BPJEPS mais Ă©galement gĂ©rant des formations/animations terrain DJDG. Il accompagne les stagiaires dans la dĂ©couverte des animations, la crĂ©ation d’outils pĂ©dagogiques, la gestion des groupes. 

« CrĂ©er des animations avec l’aide de Julien », comme le dit Romane, c’est apprendre en faisant, avec un professionnel qui transmet son savoir-faire au quotidien.

Sensibiliser Ă  la mobilitĂ©, former Ă  l’animation

Chez DJDG, les stagiaires ne se contentent pas d’apprendre Ă  animer. Ils intĂšgrent aussi les enjeux de la mobilitĂ© durable, de l’inclusion, de la sĂ©curitĂ© routiĂšre. 

« Je trouve que c’est trĂšs important de sensibiliser les gens sur ce mode de transport, que ce soit sur le point environnemental ou sur le sujet de la sĂ©curitĂ© », souligne Siham.

Romane abonde : « J’ai appris Ă  sensibiliser les gens, mais aussi Ă  comprendre pourquoi certains n’osent pas faire de vĂ©lo. » 

Cette double compétence, animation et mobilité douce, fait des stagiaires de DJDG des professionnels qui portent un projet qui a du sens.

Le conseil de Romane Ă  la relĂšve

En partant, Romane a un conseil pour les prochains stagiaires, dont Siham fait partie : 

« Soyez investi.es, intĂ©ressez-vous et si vous avez des projets ou des idĂ©es pour faire vivre l’association, exprimez-les. » 

Un message qui rĂ©sume bien l’esprit DJDG : l’initiative et l’engagement sont valorisĂ©s. Les stagiaires ne sont pas lĂ  pour observer passivement, mais pour contribuer, proposer, enrichir.

Siham, qui arrive avec sa curiositĂ© et sa motivation, semble prĂȘte Ă  relever le dĂ©fi. Romane, elle, repart avec un bagage solide et des compĂ©tences concrĂštes en animation terrain. Le relais est passĂ©.


Chez DJDG, on n’apprend pas seulement Ă  animer. On apprend Ă  transmettre, Ă  sensibiliser, Ă  crĂ©er du lien. Et ça, c’est une formation qui roule.

Manon BIROLLEAU

Des jantes et des gens – Juin 2026 (c)

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