Coulounieix-Chamiers, quelques mois aprĂšs son inauguration, le SĂźlot s’affirme dĂ©jĂ comme un lieu hors du commun. Au cĆur de cette nouvelle dynamique : Julie Andraud, directrice du SĂźlot, qui coordonne 46 acteurs dans un espace de 5 000 mÂČ. Entre enjeux de mobilitĂ© territoriale, coopĂ©ration inter-acteurs et accueil de Des Jantes et des Gens, Julie nous raconte la genĂšse de ce lieu unique et pourquoi la prĂ©sence de DJDG y est si prĂ©cieuse.
Le SĂźlot, un tiers-lieu ESS ambitieux
Avant toute chose, il faut comprendre ce qu’est le SĂźlot. Julie le rĂ©sume ainsi :Â
« C’est un lieu de possible et un lieu de coopĂ©ration. »
Un espace de 5 000 mÂČ qui accueille Ă la fois des salariĂ©s (8h-19h), des activitĂ©s associatives (18h-23h) et des Ă©vĂ©nements culturels et sportifs (surtout le week-end). RĂ©sultat : le SĂźlot fonctionne du lundi au dimanche, de 8h Ă 22h, avec une amplitude d’ouverture unique sur le territoire.
Son rĂŽle en tant que directrice ?
« Coordonner le lieu, coordonner les acteurs, essayer de faciliter des effets de coopération et assurer le fonctionnement courant. »
Aucune journée ne se ressemble.
« Quand j’arrive le matin je me dis alors je vais faire ça, ça, ça et ça. Et ça ne se passe jamais comme prĂ©vu. »
Sur une semaine type, Julie passe du temps Ă Ă©changer avec les 46 acteurs du SĂźlot sur leurs projets, coordonne l’Ă©quipe et cherche des opportunitĂ©s financiĂšres et partenariales.
Un lieu Ă six mois de son inauguration
Le SĂźlot est jeune, trĂšs jeune.Â
« On est Ă six mois de l’inauguration et on est toujours en phase de mise en place et d’ajustement. On est en ajustement permanent. »
Cette jeunesse est une force : la flexibilitĂ©, l’adaptation, l’envie de tester de nouvelles choses. Mais c’est aussi un dĂ©fi logistique et organisationnel.
Ce qui fascine Julie, c’est la rĂ©alitĂ© qui Ă©merge.
« J’avais pensĂ© Ă plein de projets, et puis au final, ce n’est pas du tout cette rĂ©alitĂ© qui se met en place. Sâen est une autre, avec des effets de coopĂ©ration que je n’ai pas vu arriver, mais je trouve que c’est gĂ©nial. Ce sont des projets atypiques, avec ce petit pas de cĂŽtĂ© qui fait toute la diffĂ©rence. »
Le Sßlot fonctionne comme un facilitateur qui crée des rencontres inattendues entre des énergies qui ne se seraient jamais croisées ailleurs.
La rencontre avec Des Jantes et des Gens
Comment Julie a-t-elle découvert DJDG ?
« Par diffĂ©rents faisceaux. Je les connaissais sans les connaĂźtre au dĂ©part, parce que c’est un acteur qui a trĂšs vite comptĂ© dans le paysage de l’agglomĂ©ration. »
 Pourquoi ? Parce que Julie voit Des Jantes et des Gens comme « un outil structurant de la politique de mobilité sur le territoire ».
« L’association est extrĂȘmement structurĂ©e, c’est carrĂ© de chez carrĂ©, et ils sont redoutablement efficaces. Quand les projets sont mis en Ćuvre, ils vont au bout, il y a des impacts. »
Julie a rencontrĂ© Marine, la co-directrice, lors d’une rĂ©union sur les fonds europĂ©ens. Ensuite, elle a pris conscience de l’amplitude de DJDG : « Ce n’est pas qu’un atelier de rĂ©paration de cycle, c’est bien plus vaste, c’est bien plus structurant. »
L’intĂ©gration au SĂźlot
L’arrivĂ©e de DJDG au SĂźlot s’est faite naturellement.Â
« On a eu des Ă©changes prĂ©alables et ensuite l’association a dĂ©posĂ© une candidature dans le cadre de l’appel Ă manifestation d’intĂ©rĂȘt que l’on a fait pour intĂ©grer le SĂźlot. De maniĂšre tout Ă fait naturelle et presque automatique, la candidature a Ă©tĂ© validĂ©e. »
Pour Julie, c’est une vraie chance. Et elle explique pourquoi :
« La question de la mobilitĂ© sur un territoire comme le nĂŽtre, elle est centrale et elle est plurielle. Ce n’est pas que pour le travail, c’est pour tous les aspects de la vie d’un ĂȘtre humain. Sur notre territoire, la mobilitĂ© peut souvent ĂȘtre un frein. D’oĂč l’importance d’avoir un acteur comme Des Jantes et des Gens qui travaillent sur ce sujet de maniĂšre trĂšs croisĂ©e et transversale. »
Ce qui fait la force du SĂźlot
Pour Julie, la force principale du SĂźlot, c’est sa capacitĂ© Ă crĂ©er de l’inattendu.Â
« Un facilitateur pour faire se rencontrer des énergies qui ailleurs ne se seraient pas rencontrées. » Et avec Des Jantes et des Gens, ce potentiel se renforce encore.
Le mot de la fin ? Julie adore l’approche de DJDG : « Ce que j’adore avec cette asso, c’est que c’est hyper structurĂ©, c’est limpide. Professionnellement, il n’y a rien Ă dire. » Et c’est rare, dans un monde qui change vite.
Manon BIROLLEAU
Des Jantes et des Gens – Juillet 2026 (c)