Depuis un mois, Mathis a rejoint l’équipe de Des Jantes et des Gens dans le cadre d’un service civique, porté par PSL (Profession Sport & Loisirs). Une première expérience qui lui permet de découvrir plus concrètement le fonctionnement d’une association, de développer ses compétences et de prendre progressivement sa place au sein de l’atelier et des animations.
S’il connaissait déjà le vélo depuis longtemps, il découvre aujourd’hui une nouvelle facette de cet univers : celle de la mécanique, de l’accompagnement des publics et de la transmission.
Une arrivée progressivement rassurante
Comme beaucoup de personnes avant une nouvelle expérience, Mathis appréhendait un peu son arrivée. Il ne savait pas exactement comment allait se dérouler son service civique ni ce qu’on attendrait de lui.
Mais dès ses premiers jours, l’accueil de l’équipe l’a rapidement rassuré :
« Je stressais un peu, mais quand je suis arrivé, on m’a bien aidé. On m’a expliqué directement comment ça allait se passer. »
Il découvre alors une association organisée, avec des missions variées et un cadre qui lui permet de prendre ses marques. Une organisation qu’il apprécie particulièrement, puisque son planning est défini à l’avance et qu’il sait généralement ce qu’il aura à faire au cours de la semaine.
Un quotidien entre pratique et administratif
La journée de Mathis commence souvent par l’ouverture de l’atelier, un peu de rangement et de nettoyage, puis la préparation des différents outils de suivi : la caisse, la feuille de permanence ou encore le relevé de ses heures.
Il consulte ensuite son agenda et les tâches prévues pour la journée. Une fois cette première étape réalisée, il peut se consacrer davantage à la mécanique ou à l’accueil des personnes à l’atelier.
Ce fonctionnement lui plaît, notamment parce qu’il lui permet de gagner en autonomie tout en étant accompagné par les membres de l’équipe et les bénévoles. Il découvre également une partie plus administrative et numérique qu’il n’imaginait pas forcément au départ.

« Je pensais que je n’allais pas trop faire d’ordinateur, mais au final si. En vrai, ça me plaît. C’est un rituel que j’ai pris depuis un mois et ça me va. »
Même s’il préfère être sur le terrain et pratiquer la mécanique, Mathis reconnaît que cette utilisation régulière de l’ordinateur lui permet de progresser dans un domaine qu’il maîtrisait moins.
Donner un coup de main et répondre aux besoins
Ce que Mathis apprécie particulièrement, c’est le contact avec les personnes accueillies à l’atelier. Il aime essayer de les aider au mieux et leur permettre de repartir avec une solution à leur problème.
Pour lui, l’objectif n’est pas seulement de réaliser une réparation. Il s’agit aussi d’écouter, d’expliquer et de rendre les personnes plus autonomes dans leurs déplacements.
« Je suis content si j’arrive à les aider, s’ils repartent contents d’être passés. Je suis fier quand j’arrive à les rendre fiers eux aussi. »
Cette relation avec le public donne du sens à ses missions. Il mesure notamment l’importance des conseils transmis lors des animations ou des permanences : pour certaines personnes, ces connaissances sont indispensables pour continuer à utiliser leur vélo au quotidien.
Sa première animation lui a ainsi permis de constater que les participants étaient curieux et intéressés. Même s’il pouvait se demander s’il y aurait du monde ou s’il serait à l’aise, il a apprécié de partager des connaissances et de constater que l’accompagnement proposé répondait à un vrai besoin.
La mécanique comme nouveau terrain d’apprentissage
Avant son arrivée, Mathis imaginait surtout participer à des animations autour du vélo et de son fonctionnement. Il ne pensait pas que la mécanique prendrait une place aussi importante dans son quotidien.
La découverte de l’atelier et de ses nombreux outils a donc été une bonne surprise :

« Je ne pensais pas que c’était autant basé sur la mécanique. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’outils, ni qu’ils seraient aussi précis pour le vélo. »
Cette dimension technique est aujourd’hui un axe de progression important pour lui. Il souhaite profiter des prochains mois pour apprendre davantage, gagner en confiance et mieux maîtriser les réparations.
L’atelier constitue pour lui un espace rassurant, où il retrouve ses repères et peut avancer étape par étape. Les animations, en revanche, lui demandent encore un peu plus d’adaptation, notamment lorsqu’il doit s’adresser à un public adulte.
Il se sent déjà plus à l’aise qu’à ses débuts, mais souhaite continuer à progresser à l’oral et dans sa manière d’interagir avec les différents publics.
Une expérience utile pour la suite
Le service civique de Mathis s’inscrit dans un projet professionnel précis : intégrer un BTS aménagement paysager, puis travailler dans ce domaine.
Cette année représente pour lui une étape importante. Après ne pas avoir trouvé immédiatement de formation ou d’entreprise, il a choisi de ne pas rester sans activité et de s’engager dans une expérience qui lui permet de continuer à apprendre, à rencontrer des personnes et à développer des compétences utiles pour la suite.
Il souhaite notamment reprendre contact avec des établissements pour effectuer une nouvelle journée d’immersion, mais aussi solliciter des entreprises et multiplier les entretiens. Son CV est prêt et il veut montrer sa motivation pour construire son projet. À bon entendeur, n’hésitez pas à vous manifester, si vous avez une piste pour lui
L’expérience vécue à Des Jantes et des Gens pourra l’aider dans cette démarche. Elle lui permet déjà de mieux comprendre le monde professionnel, le fonctionnement d’une équipe et l’importance de répondre aux attentes des personnes accompagnées.
« Ce que j’apprends ici, c’est la communication avec le public, la cohésion de groupe et le fait de travailler avec les mêmes personnes tous les jours. »
Autant de compétences qu’il pourra réutiliser dans son futur métier, où le travail en équipe et la relation avec les clients ou les usagers auront également une place importante.
Le vélo, une histoire qui dure
Le vélo occupe une place particulière dans la vie de Mathis. Il en pratique depuis son enfance et a rapidement rejoint un club, encouragé par sa famille qui avait remarqué son intérêt pour cette activité.
Pendant plusieurs années, il s’est entraîné régulièrement et a participé à des compétitions départementales, régionales et même aux championnats de France. Après l’arrêt de son club à ses 17 ans, il a continué quelque temps de son côté avant de s’éloigner progressivement de la pratique.
Aujourd’hui, il fait moins de vélo qu’auparavant, mais son service civique lui permet de renouer avec cet univers, cette fois à travers la mécanique.
Il découvre ainsi une autre manière de vivre sa passion : moins tournée vers la performance sportive, mais davantage vers l’entretien, la réparation et l’accompagnement des personnes.
Entre nature, pêche et moments en famille
En dehors de l’association, Mathis aime avant tout profiter de ses proches. Il consacre du temps à sa famille, notamment parce que certains membres vivent loin, et aime retrouver sa copine le week-end.
Il pratique également le sport en salle et passe beaucoup de temps à pêcher, souvent avec son cousin ou d’autres membres de sa famille. Il apprécie aussi les promenades, les visites de villages et les moments au contact de la nature.
Lorsqu’on lui demande de recommander un film, une série ou un jeu, Mathis préfère parler d’un lieu qu’il aime : les bords de rivière et les espaces naturels. Il évoque notamment La Drone, un endroit où il apprécie de retrouver le calme, la tranquillité et cette relation particulière à la nature.
Une passion qui semble lui correspondre, lui qui se projette demain dans l’aménagement paysager.
Un premier mois encourageant, relationnel et motivant
Après seulement un mois à Des Jantes et des Gens, Mathis a déjà découvert de nombreuses facettes de la vie associative : l’accueil du public, la mécanique, les animations, le travail en équipe, l’organisation et les tâches administratives.
Il sait aussi les domaines dans lesquels il souhaite encore progresser : la mécanique et la prise de parole face au public.
Pour résumer ce premier mois, il choisit trois mots :
Encourageant – relationnel – motivant.
Trois mots qui traduisent bien cette nouvelle étape dans son parcours et l’envie de continuer à apprendre, à prendre confiance et à construire son projet professionnel. Décidément, Mathis n’a pas fini de faire tourner les roues de son avenir.